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Suspectée d'une quinzaine assassinats, cette
femme a été inculpée des meurtres de 9 personnes entre 1987 et
1988, la plupart des victimes étant des personnes démunies ou
présentant des problèmes mentaux qui lui étaient envoyés par le
bureau d’aide sociale. |
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Enfance et Jeunesse
Puente est née le 9 janvier 1929.
Après la mort de ses parents alcooliques, Puente passe
le reste de son enfance dans un orphelinat.
Entre 1946 et 1976, elle s’est mariée 4 fois. Ces
quatre mariages furent tous des échecs. Elle est tombée
enceinte mais a fait adopter son enfant.
Elle a fait à deux reprises un séjour de 90 jours
de prison (pour prostitution et vagabondage). Elle a régulièrement
fait des petits boulots illégaux.
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Disparitions
C’est en 1968 que Puente devient propriétaire
de sa grande maison sur 2100F Street, et qu’elle commence
à y héberger des malheureux.
Quelques temps après, un certain « Chief
», pensionnaire qui l’a aidée à faire
des travaux autour de sa maison, disparait.
En 1976, Puente commence à fréquenter
les bars à la recherche d’hommes âgés
et aisés. Elle contrefait leurs signatures, et parvient
ainsi à prendre leur argent.
Elle se fait arrêter pour avoir fraudés 34 comptes
bancaires, mais continue alors qu’elle était relâchée
en probation.
En 1982, Ruth Monroe (61 ans),
pensionnaire chez Puente depuis peu, meurt d’une overdose
de Codéïne et Thylenol. Puente expliquera aux enquêteurs
que cette femme était dépressive et s’est
suicidée.
Bien que satisfaits par cette version, ceux-ci reviendront un
peu plus tard, après avoir appris que Puente droguait les
hommes qu’elle rencontrait dans les bars pour les voler.
Le 18 août 1982, Puente est condamnée
à 5 ans d’emprisonnement pour 3 faits de vols.
C’est durant cette période en prison qu’elle
commencera à correspondre avec un certain Everson
Gillmouth.
A sa sortie de prison en septembre 1985, tous
deux se rencontrent réellement et font rapidement des projets
de mariage. Everson ouvre alors un compte à leurs deux
noms.
La vie continue et en novembre 1985, Puente engage
un homme à tout faire qui effectuera une série de
petits boulots dans la pension. Son dernier travail sera de construire
une boîte de 6 pieds de long, 3 de large et 2 de profondeur,
et de la porter, une fois remplie, dans un dépôt.
En cours de route, Puente, qui décide au dernier moment
de l’accompagner, change d’avis et lui fait jeter
la boîte dans une rivière à Sutter County.
Nouvel an 1986 : La boîte est retrouvée
par deux pêcheurs. La police est immédiatement prévenue,
et la boîte ouverte. Le cadavre de Everson Gillmouth
y est découvert, sans traces de violence. N’ayant
pas trouvé de piste, les enquêteurs en restent là.
D'autres pensionnaires disparaîssent ensuite
:
- 19 août 1986 : Betty Palmer
(77 ans) disparaît.
- Février 1987 : c’est au tour de
Leona Carpenter (78 ans) de disparaître.
- Juillet 1987 : James Gallop
disparaît.
- Octobre 1987 : Vera Martin (62
ans) ne donne plus signe de vie.
- En février 1988 : Bert Montoya
est accueilli à la pension.
Puente réussit peu après à convaincre la
sécurité sociale de virer l’argent de Montoya
sur son propre compte. Montoya disparait ensuite.
Puente expliquera à qui veut l’entendre qu’il
est parti en visite à sa famille au Mexique.
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Suspicion et Enquête
Durant la même année, et suite à
des plaintes contre Puente pour des activités illégales
avec de l’argent, un inspecteur du département du
service social vient enquêter à la pension. Il conclura
à des plaintes non fondées, malgré les antécédents
de Puente.
Le 7 novembre 1988 : Judy Moise
alerte la police au sujet des personnes disparues de la pension.
En effet, elle ne croit pas du tout la version de Puente au sujet
de la disparition de Montoya.
Lors de la visite des policiers, un pensionnaire donne discrètement
un message à l’un des officiers, message dans lequel
il explique que Puente a ordonné de leur mentir.
Le 11 novembre 1988, la police revient à
la pension avec un mandat, et commence à creuser dans le
jardin.
7 corps ont été déterrés les jours
suivants, dont ceux de Bert Montoya et Betty Palmer.
Lors de l’analyse des corps, de grandes concentrations de
Flurazepam et de Dalmane ont été retrouvées.
La police a d’ailleurs retrouvé des douzaines de
prescriptions médicales pour ces médicaments dans
les papiers personnels de Puente.
Selon la police, Puente aurait encaissé environ 60 chèques
au nom des décédés – après leur
mort.
Pendant que la police investiguait le jardin de Puente, celle-ci
est parvenue à s’enfuir discrètement.
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Interception et Procès
Entre le 11 et le 14 novembre 1988,
Puente est demeurée introuvable, malgré les recherches
de la police et du FBI.
Durant ce temps, elle a logé dans un hôtel à
Los Angeles sous le nom Dorothea Johanson.
Elle a fait connaissance d' un certain Charles Willgues
dans un bar non loin de l’hôtel et s’est présentée
à lui comme Donna Johanson.
Au fur et à mesure de la conversation, qui tournait principalement
autour de la situation financière de Willgues, ce dernier
eut un mauvais pressentiment et après être rentré
chez lui, il s’est souvenu de la femme recherchée
pour plusieurs meurtres à Sacramento (montrée à
la télévision).
Après s’être assuré qu’il s’agissait
bien de la même femme, Willgues a contacté la police
et l’a menée à l’hôtel de Puente.
Là il a été demandé à Puente
de présenter un document d’identité. Elle
a alors montré son permis de conduire, sur lequel était
inscrit son nom de jeune fille : Dorothea Montalvo, domiciliée
1426F Sacramento.
Dorothea Puente a été enfermée dans la prison
de Sacramento.
- Le 19 juin 1990, le juge décide que
Puente sera jugée pour les chefs d’accusations de
9 meurtres.
- Le procès commence le 9 février 1993.
- Le 26 août, après un essai infructueux,
le jury réussit à rendre un verdict : Puente est
jugée coupable au 2e degré du meurtre de Leona Carpenter
et au 1er degré des meurtres de Dorothy Miller et Ben Fink.
- Le Juge proclame une erreur judiciaire pour
les 6 autres chefs d’accusation.
- Le 11 décembre 1993, Puente est condamnée
à l’emprisonnement à vie.
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Version de Dorothea Puente
Puente reconnaît avoir encaissé
les chèques, mais nie avoir tué qui que ce soit.
Selon elle, les personnes retrouvées chez elle sont mortes naturellement,
et elle les a enterrés car elle avait peur d’être tenue pour responsable.
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| Article de Valérie |
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