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Ce prétendu pasteur protestant et sa
fille ont été condamnés pour les assassinats de 6 membres de leur
famille et une tentative entre 1985 et 1989. Lors du procès, Andras
aussi été condamné pour des viols et attentats à la pudeur sur
3 de ses filles. En outre, les ossements suspects et non identifiés
de plusieurs personnes ont été retrouvés dans sa cave. |
Biographie de la famille Pandy
Andras Pandy naît en Hongrie le 1er juin
1927.
Il y vit jusqu’en 1956 en tant
qu’assistant d’un pasteur protestant, et se rend ensuite en Suisse,
où il entreprend des études théologiques.
C’est à cette époque qu’il épouse une réfugiée Hongroise, Ilona
Sores.
Il entre en Belgique en 1959
et prend en charge une communauté protestante hongroise.
Grâce à ses fidèles, il amasse vite des fonds, et achète 3 maisons
à Bruxelles : l’une au centre-Ville, rue Vandenbranden, et les
autres à Molenbeek-Saint-Jean : rue Vandermaelen, au n°54 et Quai
de l’Industrie.
Agnès Pandy naît le 28
janvier 1958, précédent son frère Daniel,
qui vient au monde le 14 avril 1961, et son autre
frère Zoltan, le 19 mai 1966.
Le couple Andras Pandy – Ilona Sores divorce en 1967,
et Andras se remarie avec Edit Fintor.
Celle-ci a déjà 3 filles de deux précédentes unions : Timea
Konczol (née en 1964), Aniko Agh (en 1971), et Zsuzsanna Agh (en
1972). Andras Pandy adopte les filles de Edit, et rebaptise les
deux dernières respectivement Tünde et Andrea,
puis divorce un peu plus tard.
Timea accouchera d’un petit Mark
le 23 novembre 1984. Andras Pandy est le père…
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Chronologie des assassinats
- Tout commence en 1984, lorsque
Timea Pandy met au monde un petit Mark, fruit de l’union incestueuse
qu’elle a eue malgré elle avec son père.
En effet, Timea se dresse fermement contre la volonté de Andras
Pandy d’adopter l’enfant, lui évitant ainsi de tomber entre les
mains dictatoriales du « Pater ».
Extrêmement contrarié par la désobéissance de sa fille, Andras
Pandy entre dans une colère noire, et manipule sa famille pour
qu’elle se divise en 2 camps opposés : Andras
Pandy + Agnès Pandy >< Timea Pandy + Andrea Pandy + Edit Fintor.
- Andras Pandy est contrarié à tel point qu’il convainc sa fille
Agnès d’assassiner Timea, qui manifeste le désir de quitter le
pays.
Le 23 juin 1985, Agnès Pandy, porte un violent
coup de barre en fer sur la tête de Timea, qui
y survit et se rend à la police pour porter plainte.
Elle décidera ensuite d’annuler sa plainte et de fuir discrètement
au Canada avec son fils, pour ensuite se rendre en Hongrie et
vivre à l’abri de sa famille.
Précisons à ce sujet que Agnès et Andras se sont rendus par la
suite plusieurs fois au Canada afin de récupérer le petit Mark
et d’éliminer Timea. Ils n’ont cependant jamais réussi à les approcher
suffisamment pour mettre leur plan a exécution.
- Le 8 octobre 1986, Andras Pandy signale à la
police que sa 1e épouse Edit Fintor a disparu depuis le 31 juillet
1986. Il montre à ce sujet une lettre de rupture et une carte
postale provenant d’Allemagne, ainsi que 2 télégrammes datés du
3 et 16 août 1986. Mais l’enquête en Allemagne ne donne rien,
la police allemande ne parvenant pas à localiser la disparue.
Agnès expliquera plus tard que son père l’a obligée à écrire la
lettre de rupture, et qu’il a usé de stratagèmes pour les cartes
postales et télégrammes (déguisements, chantages, etc). Le tout
bien sûr dans le but de rendre son explication au sujet de la
disparue plausible.
- Entre temps, Edit et Andrea, qui ont appris
les incestes et la volonté d’adoption de Andras Pandy, prennent
le parti de Timea. Ne supportant pas cette nouvelle traîtrise,
qu’il considère comme une vraie rébellion, celui-ci tue Andrea,
tandis qu’Agnès tue Edit à coups de marteau sur
le crâne le 31 juillet 1986.
- Le faux pasteur n’ayant pas non plus le soutien qu’il espérait
de la part de sa 1e épouse Ilona, qui s’oppose aussi à l’adoption
du petit Mark, il commandite son assassinat.
Agnès se rendra donc le 20 mars 1988 à leur domicile
et abattra sa mère et son frère Daniel
(26 ans) d’une balle dans la tête.
- Le 4 avril 1988, Zoltan
Pandy est tué par Andras Pandy. Il commençait à devenir beaucoup
trop inquisiteur au sujet de Ilona et Daniel, devenant ainsi un
élément perturbant pour le couple diabolique.
- Tünde Pandy est tuée par Andras
Pandy en Juin 1989, alors qu’Agnès était absente.
Elle devenait apparemment trop indépendante, projetant d’aller
vivre en Hongrie avec son petit ami.
- Agnès Pandy expliquera que les parties
identifiables des corps étaient dissoutes
dans de l'acide ménager : le Cleanest.
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Enquête et arrestations
- Le 1er décembre 1989, soit
plus d’un an après l’assassinat de Daniel Pandy,
la banque ouvre une enquête au sujet de son compte car elle attend
un paiement qui ne s’effectue pas. Lors de cette enquête, le coffre
bancaire de Daniel sera ouvert, et on y trouvera deux passeports
et un reçu pour l’achat d’un riot gun, ainsi que des munitions.
- Le 22 janvier 1992, Agnès
se présente à la police et porte plainte contre
son père pour inceste. Elle signale également
la disparition de 6 membres de sa famille.
Dans ce dossier, elle explique que son père aurait également eu
des rapports sexuels avec ses demi-sœurs Tünde et Timea.
Les plaintes n’aboutissent pas malgré l’enquête d’Interpol car
il n’y a pas assez d’éléments et parce que les proches (Tünde,
Ilona et Edit) sont – bien évidemment - introuvables.
- En 1997, l’enquête reprend
grâce à la transmission par la police hongroise d’une déclaration
de Timea dans laquelle est relatée la tentative de meurtre sur
sa personne par Agnès, ainsi que les viols de son père.
- Lorsqu’il est entendu le 16 octobre
1997, Aaron Pandy, le plus jeune fils
de Andras, déclare avoir vu les disparus en Hongrie. Il corrigera
cette déclaration par la suite en expliquant qu’il s’agissait
en réalité d’acteurs engagés par son père pour jouer le rôle des
disparus.
- Le 17 octobre 1997, Andras
Pandy est enfin arrêté.
- Le 20 octobre 1997, lors des
fouilles des maisons de Andras Pandy, des ossements
humains sont retrouvés sous une dalle en béton dans la cave de
la maison rue Vandermaelen à Molenbeek. Selon les analyses génétiques,
ces ossements sont récents et appartiennent à entre 14
et 22 personnes dont 7 ou 8 femmes âgées de 40 à 50 ans,
mais pas aux disparus Pandy.
La dalle en béton quant à elle aurait été coulée dans les années
1987, alors que Pandy était déjà propriétaire de la maison.
Lors de ces recherches, les enquêteurs découvrent aussi que les
maisons comprennent des aménagements dans les
faux plafonds, et des espaces secrets difficilement
accessibles.
Des armes à feu y seront découvertes. Ils découvrent également
l’existence dans les maisons d’une sorte de guet
permettant à Pandy d’avoir une vue sur toutes les pièces de la
maison.
- Le 20 novembre 1997 a lieu
l’arrestation de Agnès Pandy, qui avouera tout.
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Recherche de la vérité
Afin de pouvoir découvrir ce qui s’est réellement
passé, étant donné que Andras et Agnès ont deux versions différentes
et qu’aucun des corps n’a été retrouvé, les enquêteurs ont du
avoir recours à plusieurs procédés.
- Andras Pandy déclare que les disparus
ne sont pas morts mais ont été recrutés par une secte.
Il explique également qu’ils ont été vus à plusieurs reprises.
Le fils de Pandy a témoigné à ce sujet et a expliqué que son père
a engagé des acteurs afin de jouer les rôles
des disparus.
Confronté à cette version, Pandy réplique qu’il voulait tourner
un film sur sa famille et, comme les enquêteurs
lui font remarquer qu’il n’a pas de caméra, il déclare qu’il en
était encore qu’aux préparatifs.
- Andras Pandy nie également les viols
et incestes.
Afin d’écarter le doute sur ce sujet, les enquêteurs ont eu recours
à un test d’ADN prouvant que Pandy est bien le
père de Mark, le fils de Timea.
Ayant une réponse à tout, Pandy se défend en disant que Timea
était sans doute tombée enceinte en se frottant à un linge
qui se trouvait dans le lit conjugal et sur lequel il y avait
encore son sperme.
- Au sujet des armes retrouvées
chez lui, Pandy déclare qu’il ne sait pas comment elles sont arrivées
là puisqu’il n’en a jamais acheté.
Des témoins déclarent pourtant que Pandy leur
a expliqué comment utiliser ces armes.
- Comme Pandy changeait souvent de version lors
des interrogatoires, tout en affirmant que c’est les enquêteurs
qui le comprenaient mal, les auditions ont été filmées.
Il y a également eu des reconstitutions filmées
sur les lieux des crimes, en présence de psychiatres chargés d’interpréter
les réactions du duo maléfique.
- Enfin, des tests de dissolution
de corps avec du Cleanest ont été effectués.
Ils confirment l’explication de Agnès.
- Des carnets de Pandy, dans
lesquels il transcrivait les évènements marquants de sa vie, ont
été retrouvés lors des perquisitions. Il y explique qu’il a réussi
à diviser sa famille en deux clans, et qu’il souhaite retirer
à Edit son rôle de mère pour le réattribuer à Agnès.
- Plusieurs cas de figures ont été envisagés
pour les ossements retrouvés chez les Pandy,
mais aucune n’a été confirmée à ce jour, et cet aspect du dossier
n’a toujours pas été résolu. |
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Expertises psychiatriques
Selon les psychiatres, Agnès Pandy
présentait un dérangement de la personnalité de type schizoïde,
et un fort sentiment d’infériorité. Cependant, elle est estimée
responsable de ses actes et ses déclarations sont considérées
comme crédibles.
Selon les experts, Andras Pandy
représente un danger pour lui-même et pour autrui. Il veut tout
contrôle sur sa famille, qu’il voit plutôt comme une clan fermé
dont il est le « patriarche ». Il est dominateur, égocentrique,
toute décision doit passer par lui, les membres de sa famille
n’ont pas droit à une volonté propre. Il présente de plus des
tendances paranoïaques et asociales. |
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Modus Operandi
Les victimes ont été tuées par
divers moyens (armes à feu, objets contondants…), par Andras ou
par Agnès (psychologiquement incapable de contrarier son père),
et ont ensuite été découpés à la scie.
Les parties identifiables comme la tête, les mains et les pieds
ont été dissous au moyen d’un acide ménager,
le Cleanest.
Les restes des corps ont été abandonnés dans
les déchets des abattoirs d’Anderlecht pour qu’ils soient emportés
avec les restes de boucherie. |
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Mobile
Le mobile de Andras Pandy était
non seulement d’éliminer les victimes des incestes et abus sexuels
qui risquaient de parler, mais aussi d’éliminer tout membre de
sa famille qui osait défier l’autorité tout puissante du Pater.
Ceux qui quittaient ou s’écartaient du clan Pandy et qui contrariaient
sa volonté étaient considérés comme des moutons noirs, des déviants
qu’il fallait éliminer.
Agnès Pandy quant à elle, était
tout simplement émotionnellement incapable d’aller contre son
père. Elle était sous l’influence totale de Andras Pandy et n’avait
pas la force nécessaire pour se sortir de cet engrenage, bien
qu’elle n’agréait pas aux décisions et aux actes de son père.
Elle craignait sans doute aussi d’être la prochaine sur la liste
Pandy dans le cas où elle s’affirmait contre son bourreau. |
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Procès, verdict et condamnations
Le Procès commence le lundi 18 février
2002 à la Cours d’Assise de Bruxelles.
Comme nous l’avons vu, le nœud du procès réside dans le fait qu’il
n’existe pas de preuves matérielles de la culpabilité d’Andras
Pandy puisque les cadavres des 6 disparus n’ont jamais été retrouvés.
La Cour et les jurés vont donc devoir se baser essentiellement
sur les aveux d’Agnès et sur le travail effectué par les enquêteurs.
Outre les assassinats, Andras Pandy
est accusé des viols et attentats à la pudeur sur ses 3 filles
Agnès, Timea et Tünde.
Les 2 témoins principaux du
procès sont Andras Aaron Pandy, demi-frère d’Agnès, et Marianna
Reka, sa demi-sœur. A ceux-ci viendront s’ajouter une vingtaine
d’enquêteurs belges et hongrois, ainsi que les acteurs engagés
par Andras Pandy pour jouer le rôle des disparus.
Timea a été citée à comparaître comme témoin,
mais a préféré ne pas venir souhaitant essayer de tourner la page.
Lors du procès, Agnès exprime
du regret et un sentiment de culpabilité, ce dont Andras est totalement
dépourvu.
Le verdict est rendu le 06
mars 2002 : Andras Pandy est reconnu
coupable de 6 meurtres, d’ 1 tentative, et des viols et attentats
à la pudeur sur ses filles, et est condamné à la réclusion à perpétuité
et à payer des dommages et intérêts (+ de 30.000 euros au total)
à ses 3 enfants survivants (Agnès, Reka et Aaron), qui se sont
constitués partie civile.
Agnès Pandy est reconnue coupable de 5 assassinats
et 1 tentative et est condamnée à 21 ans de prison |
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Suites
Le dossier Pandy est réouvert depuis le 12
décembre 2003 et est à l’instruction.
Un ex-policier, Daniel Dolinski, nouveau locataire
d’un immeuble à côté de la maison où Pandy a découpé et fait disparaître
les corps, a fait une déclaration à la police le 1er décembre
2003.
Selon ce Dolinski, une rumeur circulant dans
le quartier dit que Andras Pandy a participé à un trafic
d’organes. Les organes seraient prélevés sur des africains
provenant d’Allemagne.
Il aurait disséqué les « donneurs involontaires»
chez lui.
Pour illustrer ses propos, Dolinski met en évidence l’existence
de 3 grandes cuves en béton à l’arrière du bâtiment
de Pandy.
De nouvelles perquisitions ont
donc eu lieu dans ce bâtiment, et des échantillons
des cuves ont été prélevées afin de déterminer ce qu’elles ont
contenu.
Il est à savoir que ce Daniel Dolinski
est connu de la justice pour prétendre avoir des déclarations
« spectaculaires » à faire dans le cadre de dossiers important,
déclarations qui ne contiennent cependant jamais rien de concret.
C’est donc sans grand espoir d’établir des faits nouveaux que
la justice se livre à une nouvelle enquête dans le cadre de ce
dossier.
Affaire à suivre . . . |
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| Article de Valérie |
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